Myriam Hachimi Alaoui
Université du Havre, Sociologie, Faculty Member
- Sociologie, Immigration Status & Nationality, Immigration Studies, Citizenship, Exile, Gender Studies, and 20 morePost-Colonialism, Social Inequality, Race and Ethnicity, Racial and ethnic discrimination, Mémoire Collective, Mayotte, Outre-mers, Migrations, Immigration And Integration In Europe, Immigration, Discrimination, Migration Studies, Undocumented Immigration, Cosmopolitanism, France, Citoyenneté, Outre-mer Français, Justice Outre Mer, Ethnicity and Nationality, and Nationalityedit
- http://umr-idees.fr/user/myriam-hachimi-alaoui/?profiletab=publicationsedit
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French Citizens in Mayotte. An Uneasy Relation to French Nationality In April 2011, Mayotte became the 101st French department. On this French island in the Comoros archipelago two civil statuses coexist: one is local under Islamic law... more
French Citizens in Mayotte. An Uneasy Relation to French Nationality
In April 2011, Mayotte became the 101st French department. On this French island in the Comoros archipelago two civil statuses coexist: one is local under Islamic law and Malagasy and African customs; the other is the common law according to the French Civil Code. The process of departmentalization led to a redefinition of the legal framework to include Mayotte citizens within the French nationality. To that end, reforms of the civil status and local law were launched in 2000. This article looks at their implementation and the debates that accompanied them from a historical point of view. More specifically, based on the ethnographic study conducted by the author, it has become apparent that Mayotte citizens have struggled to adapt to these changes that had not been extensively discussed outside the circle of local elites and national elected officials. This lack of consultation has fueled a worried relation to French nationality for a number of people in Mayotte that has sometimes been expressed through resentment towards the Comorians, whether they are French nationals or foreigners.
Résumé
Français
En avril 2011, Mayotte est devenue le 101e département français. Dans cette île française de l’archipel des Comores, deux statuts civils coexistent : l’un de droit local qui s’inspire du droit musulman et des coutumes malgaches et africaines, l’autre de droit commun relevant du Code civil. Le processus de départementalisation a conduit à une redéfinition des cadres juridiques pour l’inclusion dans la nationalité française. C’est dans cette perspective qu’ont été lancées dans les années 2000, les réformes de l’état civil et celles du statut de droit local. Cet article s’intéresse à leur mise en œuvre et aux débats qui les ont accompagnées en les inscrivant dans une perspective historique. Plus précisément, à partir d’une enquête ethnographique on montrera que les Mahoraises et les Mahorais ont peiné à s’approprier ces changements peu débattus en dehors du cercle restreint des élites locales et des élus nationaux. Ce manque de concertation alimente chez beaucoup un rapport inquiet à la nationalité française s’exprimant parfois par un ressentiment à l’égard des Comoriens, que ceux-ci soient français ou étrangers.
In April 2011, Mayotte became the 101st French department. On this French island in the Comoros archipelago two civil statuses coexist: one is local under Islamic law and Malagasy and African customs; the other is the common law according to the French Civil Code. The process of departmentalization led to a redefinition of the legal framework to include Mayotte citizens within the French nationality. To that end, reforms of the civil status and local law were launched in 2000. This article looks at their implementation and the debates that accompanied them from a historical point of view. More specifically, based on the ethnographic study conducted by the author, it has become apparent that Mayotte citizens have struggled to adapt to these changes that had not been extensively discussed outside the circle of local elites and national elected officials. This lack of consultation has fueled a worried relation to French nationality for a number of people in Mayotte that has sometimes been expressed through resentment towards the Comorians, whether they are French nationals or foreigners.
Résumé
Français
En avril 2011, Mayotte est devenue le 101e département français. Dans cette île française de l’archipel des Comores, deux statuts civils coexistent : l’un de droit local qui s’inspire du droit musulman et des coutumes malgaches et africaines, l’autre de droit commun relevant du Code civil. Le processus de départementalisation a conduit à une redéfinition des cadres juridiques pour l’inclusion dans la nationalité française. C’est dans cette perspective qu’ont été lancées dans les années 2000, les réformes de l’état civil et celles du statut de droit local. Cet article s’intéresse à leur mise en œuvre et aux débats qui les ont accompagnées en les inscrivant dans une perspective historique. Plus précisément, à partir d’une enquête ethnographique on montrera que les Mahoraises et les Mahorais ont peiné à s’approprier ces changements peu débattus en dehors du cercle restreint des élites locales et des élus nationaux. Ce manque de concertation alimente chez beaucoup un rapport inquiet à la nationalité française s’exprimant parfois par un ressentiment à l’égard des Comoriens, que ceux-ci soient français ou étrangers.
Research Interests:
Cet article s'intéresse aux politiques publiques d'intégration destinées à inculquer aux familles migrantes les « valeurs de la République ». Après avoir rappelé les grandes étapes de la régle-mentation de l'immigration familiale, nous... more
Cet article s'intéresse aux politiques publiques d'intégration destinées à inculquer aux familles migrantes les « valeurs de la République ». Après avoir rappelé les grandes étapes de la régle-mentation de l'immigration familiale, nous montrerons comment celle-ci s'est peu à peu impo-sée comme un problème public, à la faveur d'un changement d'appréhension des femmes de l'immigration, elles-mêmes perçues comme les principales victimes de la famille « tradition-nelle ». Enfi n, nous nous intéresserons aux discours publics qui ont accompagné la mise en place du Contrat d'accueil et d'intégration (CAI) et du Contrat d'accueil et d'intégration pour la famille (CAIF) ainsi qu'aux formations civiques qui en constituent l'élément essentiel. En dépit des restrictions qui lui sont apportées, l'immigration familiale demeure l'un des princi-paux modes d'immigration légale dans un grand nombre de pays européens [1]. Protégée par les conventions internationales, notamment par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950, qui pose le principe selon lequel « toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale », la migration en raison des liens familiaux n'en est pas moins devenue une vive préoccupation des États européens. En France, le droit « de vivre une vie normale » pour les étrangers est érigé en principe constitutionnel en 1993 avec la promulgation de la loi du 24 août de la même année. Cette loi instaure la procédure du regroupement familial jusqu'alors régi par des décrets. Malgré la reconnaissance du droit de vivre en famille, les réformes qui se sont succédé, particulièrement dans la dernière décennie, ont considérablement complexifi é les procédures relatives à l'immigration familiale, qu'il s'agisse des mariages binationaux ou des procédures de regroupement familial en tant que telles. Alors que la vie familiale fut un temps perçue comme un élément essentiel pour l'intégration des
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Hachimi Alaoui Myriam, 2014, « Intégration et lien de citoyenneté. Le cas du Contrat d'Accueil et d'Intégration », in Paugam Serge sous la dir., L'intégration inégale. Force, fragilité et rupture des liens sociaux, PUF, Paris, p. 429-444
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Asal Houda, Hachimi Alaoui Myriam, 2015, « Canada: Émigration/Immigration », in Gildas Simon (dir), 2015, Dictionnaire des migrations internationales. Approche géohistorique., Armand Colin, Paris
For a number of years, integration contracts have been implemented in Europe and in North America. With a view to challenging multiculturalism, the goal of these contracts is to ensure that migrants comply, even subscribe, to the... more
For a number of years, integration contracts have been implemented in Europe and in North America. With a view to challenging multiculturalism, the goal of these contracts is to ensure that migrants comply, even subscribe, to the non-negotiable values of the host societies. This article addresses the issue of the accommodation and integration contract tried out in France in 2003 and made mandatory in 2007, with a particular focus on the public discussions surrounding its creation as well as its most recent tinkering. After clarifying the political background to its implemen- tation and presenting the clause itself, the author demonstrates how the matter of women constitutes one of the specific issues addressed in the contract. Indeed, the public discussions of the integration contract articulate the reference to non- negotiable values of the Republic while giving central importance to gender equa- lity. This value refers to a universal equality standard, in which, however, equality of the sexes is translated as a cultural norm specific to the French nation. This translation is reinforced by the quasi-systematic reference to polygamy, genital mutilation, forced marriages, and the burqa. The author stresses the limitations of such a usage of the “women’s cause”—it may play a significant role in some- what stigmatizing migrants and may sometimes be used to justify increasingly restric- tive immigration policies.
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Hachimi Alaoui Myriam, 2009, « Rupture et incertitude, deux invariants des trajectoires d'exil », EurOrient, n°29, Paris
Doytcheva Milena, Hachimi Alaoui Myriam, 2010, « Promouvoir la diversité en entreprise : genèse et ambiguïtés d’une initiative patronale », REVUE Asylon(s), , « Radicalisation des frontières et promotion de la diversité. », n°8
Hachimi Alaoui Myriam, 2006, « Les effets discriminants de l’incertitude juridique », Raison présente, n°152, p. 61-72.
Hachimi Alaoui Myriam, 2008, « Europe : le multiculturalisme en question », Diasporiques. Cultures en mouvement, n°1
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« Algerini in esilio. La comparazione come strumento di analisi », Mondi Migranti, n°1, 2007, p. 171-186
Hachimi Alaoui Myriam, Jarvin Magdalena, 2007, « Les usages des cafés lycéens. Entre discussions intimes et exposition de soi », in Breviglieri Marc, Cicchelli Vincenzo (dir.), 2007, Adolescences méditerranéennes. L’espace public à «... more
Hachimi Alaoui Myriam, Jarvin Magdalena, 2007, « Les usages des cafés lycéens. Entre discussions intimes et exposition de soi », in Breviglieri Marc, Cicchelli Vincenzo (dir.), 2007, Adolescences méditerranéennes. L’espace public à « petits pas », L'Harmattan, Paris.
Hachimi Alaoui Myriam, 1997, « L’exil des Algériens à Montréal », Revue Européenne des Migrations Internationales, vol. 13, n°2, p. 197-215.
Hachimi Alaoui Myriam, 2005, « Les exilés algériens des années quatre-vingt-dix », Insaniayt. La revue algérienne d'anthropologie et de sciences sociales, n°27, janvier-mars 2005
Hachimi Alaoui Myriam, 2007, Les Chemins de l’exil. Les Algériens installés en France et au Canada depuis les années 1990, L'Harmattan, « Logiques sociales », Paris.
